J'avais quinze ans. La première fois que j'ai croisé ton magnifique sourire, tes merveilleux yeux verts, et ton T-shirt noir à manches longues avec des inscriptions rouges et blanches dessus, j'avais quinze ans. Toi aussi d'ailleurs. Et à cet âge-ci, précisemment, tu as changé ma vie. Tout a commencé par des regards d'un cout à l'autre de la cours du lycée. La classe d'allemand qui nous rapprochait d'un bureau l'un de l'autre. Le jeudi vers la table de ping-pong du lycée à parler de toi, pour savoir qui se cachait derrière cette coupe de cheveux à la wanégaine. Ton texto : "Jess, je dois te parler." juste après avoir passé un bout de l'après-midi avec Toi, au tennis, sur le gros rocher. Et nos premiers repas à la cantine. Les premières fois où nous avons passés des récrés ensemble. Notre première tentative qui s'est solvée par un échec. Et le fait que nous nous soyons cherchés si longtemps ensuite... Nos baisers furtifs au coin d'une rue, un tendre mais rapide câlin juste avant mon cours de gym. Puis le lundi suivant, ton défi : "Je sais que tu n'auras pas le culot de m'embrasser maintenant!" alors que tu savais très bien que c'était l'unique chose dont j'avais envie. De fil en aiguilles, nous avons formé un bout de quelque chose, une sorte de duo, peut-être même un couple. Le temps à passé. Je suis restée avec ce garçon qui m'attirait tant depuis le premier jour, renfermé sur lui-même au fond d'une salle de classe, seul, qui ne parlait pas, ne riait avec personne, ne regardait pas même les autres élèves. Non, moi je voulais celui qui ne voulait pas personne. Je voulais ce jeune homme-là. Pas un autre, Lui. Et TU m'as eu. De jour en jour, je suis tombée passionnément amoureuse. Tout de toi m'intriguait : tes connaissances, ton intelligence, ta générosité, ta culture, ta gentillesse, ta tendresse à mon égard, le respect que tu avais pour moi. Je buvais tes paroles, j'étais comme suspendue à tes lèvres. (Je parle au passé, mais tout ceci est encore parfaitement d'actualité, d'autant plus avec le temps). Chaque sourire de toi, c'était un rayon de soleil à ma vie. Tes éclats de rire entre copins me rendaient tellement heureuse. Si tu savais ... ! La première année ensemble a été difficile. Parsemée de tensions, de dépression, et de soucis de santé psychologique. Mais c'est ce qui nous à fait grandir. Parce qu'en parallèle, il y a eu tous ces splendides moments ensemble, toi & moi. Nos "un an" sont arrivés et je ne les ai pas vus venir. Tu m'as fais passé la première meilleure année de ma vie. Et toutes les autres années étaient de mieux en mieux. On s'est tous les deux découverts à mesure que les mois défilaient. Nous grandissions, ensemble, main dans la main. Et les réèls sentiments sont venus, petit à petit. Les ambitions ont remplacés les craintes, les rêves ont surpassés les simples voeux de rester avec toi. Petit à petit, nous sommes devenus solides. Nos vacances, Arcachon, Futuroscope, Espagne. Nos maintes sorties ensemble. Nos rencontres ensemble. Nos classes au lycée ensemble. Les remarques que l'on a prises ensemble. Les fou-rires que nous avons eu ensemble. Que de bons souvenirs, encore et toujours ensemble. Ils m'avaient dis que c'était trop tôt, que ce n'était pas possible, et que ce ne serait que "pour un temps". Mais on leur à montrer que les deux gamins de quinze ans ont sur devenir de petits jeunes adultes, responsables, sérieux, et amoureux, qui ont des envies d'avoir une vie ensemble, de construire une famille, d'avoir un magnifique mariage, de posséder une splendide maison, de profiter de notre amour et de notre bonheur. A nous deux mon Trésor, nous avons montré au monde entier ce que deux gosses de quinze ans sont capables de faire. Ils sont capables de révolutionner l'Amour, et d'être plus fort que tout. Nous avons pu montrer que même deux adolescents sont plus forts, plus intelligents. Nous avons su braver leurs médisances, et toutes leurs mauvaises intentions. Aujourd'hui, trois ans et cinq mois après, je suis si bien avec toi. Si heureuse avec toi. Si fière d'être avec toi. Je me sens si grande, si Femme avec toi. D'un regard échangé un début septembre 2005, nous en sommes à un couple fiancé un fin mars 2009. Tu sais que nous avons la vie devant nous. Que la fougue est toujours présente. Cette petite étincelle dans nos yeux, je la vois. Ces envies, je les vois. Cette tendresse dans tes mains posées sur moi, je la ressens. Chaque parcelle de toi aujourd'hui est différente, et pourtant, rien n'a changé. Tout semble aussi parfait que dans mes souvenirs. Plus parfait encore que dans mes songes. Mon Bonheur tout entier est né un 17 octobre 2005. Mon désire de vivre et de réussir ma vie est né ce même jour. Tout ce qui me fait être moi a débuté à cette date-ci. Ma plus grande fierté, c'est de me ballader dans une rue bondée de gens ma main dans la tienne, de soutenir leur regard et de leur dire dans ma tête : "Tu vois cet homme ? Cet homme qui tient ma main ? Lui ! C'est celui avec lequel je veux partager ma vie ! Lui c'est l'Homme de ma vie ! Lui, il est l'être le plus parfait au monde ! Lui, il est mon Tout !". Mon plus grand plaisir, c'est de me dire que quoi qu'il se passe, mon âme est reliée à la tienne, et sans toi, il n'y a plus de moi. Vivre au travers de "Nous". Etre "Moi" tout en étant une partie de "Toi". Faire de Nous, deux personnes bien distinctes, mais si "une". Je n'ai de mots pour tout ça mon coeur. Il n'y a rien qui puisse décrire tous mes souvenirs, tous mes ressentis à ces moments-là. Il ne reste que mon coeur pour battre la chamade lorsque j'y repense, tes mains posées dessus pour t'en rendre compte. J'ai l'impression de ne pas te le dire assez, tout ceci. L'impression de ne pas être à la hauteur de tout ce que tu as pu apporter dans ma vie. Et pourtant je le pense tellement souvent, tellement si fort. Tu es ... tout ... Mon univers ré-inventé. Ma bulle protectrice. Celui pour qui je donnerais corps et âme, et celui qui donne tout de Lui pour Moi. Et je t'admire aussi pour cela. Parce que oui Gaëtan Sofio, mon amour, oui je t'admire. Mais ça non plus, tu ne le sais pas. Je t'admire bébé. J'ai le plus grand respect pour toi. A chaque parole de toi, je m'incline devant tout ce que tu offres de toi. Je n'ai pas le courage de te le dire, jamais. Parce que j'ai sans cesse cette crainte de passer pour une idiote. Mais d'un autre côté, te le dire ferait rougir tes jolies petites joues, dessinerait ton sourire réservé, et rendrait tes mains toutes humides. Parce t'observer, à n'importe quel instant, à chaque seconde de notre vie, est aussi une passion à mes yeux. Chaque mimique de toi me rend davantage folle amoureuse. Je sais par exemple que tu baisses la tête quand tu penses avoir fait une petite bétise, que tes yeux brillent quand tu regardes quoi que ce soit concernant final fantasy ou dbz, que tu as la chaire de poule quand il lance son idiotie de "kaméaméa" (sorry pour l'orthographe), que tu fais le bébé avec ta lèvre du bas quand je te dis non, que tout ton visage se modifie quand tu ments, que tes yeux se posent profondément dans mes yeux et tu te cambres quelques fois lorsque tu souhaites un câlin ... Et j'en passe.
Après tout ça, je vois que pas une seule fois je t'ai dis Le mot nécessaire pour résumer toutes ces phrases. Pas une seule fois je t'ai dit l'unique chose nécessaire. Alors mon amour, depuis trois ans-cinq mois-neuf jours, JE T'AIME.
Above All.